En invalidité catégorie 2, la pension correspond à 50 % du salaire annuel moyen de vos 10 meilleures années, puis le résultat annuel est divisé par 12. En 2026, son montant mensuel brut est encadré entre 338,31 € et 2 002,50 € pour un salarié relevant du régime général. Votre montant réel dépend donc de votre carrière, pas d’un forfait identique pour tout le monde.
Quel est le montant d’une invalidité catégorie 2 en 2026 ?
Le barème publié par l’Assurance Maladie retient les montants mensuels suivants pour la deuxième catégorie :
- minimum : 338,31 € brut par mois ;
- maximum : 2 002,50 € brut par mois ;
- taux de calcul : 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années d’activité.
Le plafond mensuel ne signifie pas que toute personne classée en catégorie 2 touchera 2 002,50 €. Il s’agit de la limite supérieure. Pour l’atteindre, le salaire annuel moyen retenu doit arriver au plafond pris en compte par la Sécurité sociale.
Ces chiffres concernent ici les salariés du régime général. Les travailleurs indépendants relèvent d’intitulés et de minima différents. Le montant indiqué sur votre notification de pension reste la référence pour votre dossier.
Comment calculer la pension d’invalidité catégorie 2 ?
La logique tient en une formule :
Salaire annuel moyen × 50 % ÷ 12 = pension mensuelle brute estimée
La caisse reconstitue d’abord votre salaire annuel moyen à partir de vos 10 meilleures années de revenus soumis à cotisations. Les revenus retenus chaque année sont limités au plafond annuel de la Sécurité sociale. Si votre carrière compte moins de 10 années, la caisse calcule la moyenne à partir des années d’activité disponibles selon les règles applicables à votre situation.
| Salaire annuel moyen retenu | Calcul | Estimation mensuelle brute |
|---|---|---|
| 18 000 € | 18 000 × 50 % ÷ 12 | 750 € |
| 30 000 € | 30 000 × 50 % ÷ 12 | 1 250 € |
| 48 060 € | 48 060 × 50 % ÷ 12 | 2 002,50 € |
Ces exemples donnent un ordre de grandeur. Ils ne remplacent pas le calcul de la CPAM, qui s’appuie sur votre relevé de carrière et vos revenus cotisés. Une année mal reportée ou un salaire absent peut modifier la moyenne. Avant de contester un montant, comparez la notification avec votre relevé de carrière et rassemblez vos bulletins de salaire manquants.
Montant brut, montant net : pourquoi le virement peut être plus bas
Le barème et la formule donnent un montant brut. La pension d’invalidité est en principe soumise aux prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu. Selon votre revenu fiscal de référence, une exonération ou un taux réduit de prélèvements sociaux peut toutefois s’appliquer. Le prélèvement à la source peut aussi réduire le virement reçu.
Pour contrôler la somme, ne comparez pas seulement le virement bancaire au montant brut de la notification. Consultez l’attestation de paiement dans votre compte ameli : elle permet de distinguer pension brute, retenues et montant net. La pension est normalement payée au début du mois pour le mois précédent, autour du 8 selon l’Assurance Maladie.
Catégorie 2, taux d’incapacité et inaptitude : trois notions différentes
La catégorie 2 est attribuée par le médecin-conseil de la caisse lorsque la personne est considérée, au sens de la Sécurité sociale, comme incapable d’exercer une profession. Plus largement, l’accès à une pension suppose une capacité de travail ou de gain réduite d’au moins deux tiers à la suite d’une maladie ou d’un accident d’origine non professionnelle.
Cette décision ne vaut pas automatiquement inaptitude au poste. L’inaptitude relève du médecin du travail. Elle ne correspond pas non plus au taux d’incapacité évalué dans le cadre d’un dossier MDPH. Si vous mélangez ces dispositifs, vous risquez de comparer des montants ou des droits qui n’obéissent pas aux mêmes règles. Notre dossier sur les droits liés à un taux d’incapacité de 50 à 79 % aide à faire la différence.
Le classement n’est pas définitif. La caisse peut réviser la catégorie, suspendre la pension ou en modifier le montant si l’état de santé ou la situation professionnelle évolue. Pour préparer un rendez-vous sans dramatiser ni minimiser vos limites, consultez aussi les points à vérifier face au médecin-conseil de la Sécurité sociale.
Peut-on compléter ou cumuler la pension ?
Revenus professionnels
Un classement en catégorie 2 n’interdit pas, à lui seul, toute reprise d’activité. Une reprise doit rester compatible avec votre état de santé et, si vous êtes salarié, avec l’avis de la médecine du travail. Côté revenus, le cumul pension plus rémunération est comparé à un seuil personnel établi par la caisse. En cas de dépassement, la pension peut être réduite. Il faut donc déclarer les revenus demandés et solliciter une simulation avant une reprise lorsque l’équilibre financier est serré.
Prévoyance d’entreprise
Une rente de prévoyance collective ou individuelle peut compléter la pension de base. Son montant dépend exclusivement du contrat : pourcentage du salaire garanti, franchise, plafond, exclusions et règles de cumul. Si la mise en invalidité intervient autour d’une rupture du contrat de travail, vérifiez rapidement la notice et la portabilité. Le guide sur la prévoyance invalidité après un licenciement détaille cet angle sans confondre pension CPAM et rente d’assureur.
Allocation supplémentaire d’invalidité
Lorsque les ressources restent faibles, l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) peut compléter la pension sous conditions. Au 1er avril 2026, le plafond indiqué par l’Assurance Maladie est de 922,16 € par mois pour une personne seule bénéficiaire. L’ASI est différentielle : la caisse examine les ressources du foyer avant de déterminer un éventuel complément. Une pension inférieure à ce seuil ne déclenche donc pas automatiquement le montant maximal.
Que vérifier si le montant paraît faux ?
- Relisez la notification : catégorie attribuée, date d’effet, salaire annuel moyen et montant brut.
- Contrôlez le relevé de carrière : repérez les années ou salaires absents parmi les meilleures périodes.
- Distinguez brut et net : regardez les prélèvements sociaux et le prélèvement à la source sur l’attestation.
- Listez les autres revenus : salaire, indemnités, chômage ou rente de prévoyance peuvent influer sur certains cumuls.
- Demandez le détail écrit du calcul : contactez votre caisse depuis le compte ameli ou au 3646 et joignez les justificatifs utiles.
Le bon réflexe consiste à partir de votre salaire annuel moyen, puis à vérifier séparément le plafond, les retenues et les compléments éventuels. Vous obtenez alors une estimation solide sans confondre pension brute, rente de prévoyance et aides sous conditions de ressources.



